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La conciergerie est l’entrée principale du site; c’est sous son porche que le visiteur découvre la noblesse des lieux et la majesté de la tour d’Enghien.

Un pont levis vous emmène vers ce vaste quadrilatère de 400 pieds de long et 300 de large, entouré
de ses douves.
 

 

 

 

               1 - Pont levis et tourelles d'entrée
               2 - Tour des Gardes
               3 - Tour des Hôtes
               4 - Tour des Cuisines
               5 - Chapelle
               6 - Salle d'armes
               7 - Aile Anne de Lorraine
               8 - Tour d'Enghien



 

Des deux tourelles du châtelet d’entrée, seul subsiste aujourd’hui le rez-de-chaussée sous terrasse. De forme circulaire, voûtées en berceau, elles présentent des meurtrières, cheminée et latrines. A l’extérieur du même châtelet, on peut encore voir un point de fixation du pont levis. L’entrée de la cour est commandée depuis la fin du XVIII ème siècle par une double porte en ferronnerie Louis XVI.    

 
 

 



 La Tour des gardes : Il lui manque un étage, sans doute dès le XVIIe siècle. Au rez-de-chaussée, les clefs de voûte sont frappées aux armes des Enghien. Un escalier à vis, grimpant dans une tourelle polygonale, conduit au second étage. Les portes qui donnaient accès au chemin de rondes sont encore en place.
Les 2 salles offrent une exposition permanente, en parfaite concordance avec le bâtiment, forteresse et demeure seigneuriale du XIIe au XXe siècle, devenue un point fort de la région de Mons.

  • Au rez-de chaussée : les célèbres girouettes et contrefiches dont le Chanoine Puissant, afin de les sauver, avait fait don à la Ville dans les années 1930 et restituées par la Ville de Mons au château. 
  •  Au 1er étage un ensemble d’armes et d’armures ainsi que du mobilier des XVIe et XVIIe siècle issus des collections du Chanoine Puissant.

 



La tour des hôtes :

dite " Tour fendue ». L’épaisseur de ses murs – 2,50 m – lui permet de résister malgré de profondes crevasses. Plafonds et planchers se sont effondrés, mais les quatre belles cheminées ont résisté. Dans l’épaisseur des murs, escaliers à vis et couloirs voûtés donnent accès à chaque étage et à leurs latrines.

 

 

 

 

 La tour des cuisines : La maçonnerie de briques est recouverte, à l’extérieur d’un parement en grès. Au rez-de-chaussée, dans la belle salle gothique rénovée, les clefs de voûte des deux croisées d’ogives en calcaire portent les armes des Enghien. En annexe, on trouve l’ancienne boulangerie. Un escalier à vis conduit à la chambre des ducs ainsi qu’à l’infirmerie où le jeune prince blessé fut soigné par Ambroise Paré.

 

 

La chapelle : Dédiée à Saint-Jean-Baptiste, elle est attestée dès 1370. Trois fenêtres à meneaux l’éclairent. Les voûtes, en croisées d’ogive  sur colonnettes engagées, sont en grès blanc avec nervures en pierre bleue. La clef de voûte de la première croisée porte les armes des Enghien ; celle de la seconde croisée est peinte aux armes des Croÿ. A l’entrée, à gauche, une console malheureusement très détériorée représente un homme couché.

 

 

La partie nord du corps de logis : Dans la salle d’armes au rez-de-chaussée, l’arcade en pierre, visible près de l’entrée de l’ancienne cuisine, appartient à la courtine primitive. Elle porte encore quelques marches de chemin de ronde. Les contrefiches qui soutenaient les puissantes poutres en chêne aujourd’hui disparues sont exposées dans la tour des gardes. Lourdes pièces de chêne hautes de 1,50 m, elles sont sculptées aux armoiries des Croÿ et des familles apparentées. Dans l'aile Anne de Lorraine est prévu un aménagement qui permettrait des activités culturelles.

  

 

La tour d’Enghien : Souvent assimilée à un donjon, cette tour est bâtie sur un plan octogonal. Les trois premiers niveaux datent du XIVe siècle et ont été rapidement renforcés par une terrasse aménagée en chemin de ronde à créneaux puis en lieu d’agrément à balustrade (hélas disparue). Le quatrième  niveau et le bulbe, image symbolique du site datent de vers 1600.

     


 


 


LES JARDINS

 

 

Sous le porche de la conciergerie, le visiteur accède aux jardins avec ses 6 000 m² embaumés du parfum des roses.

Assis sur un des nombreux bancs, à l'ombre des arbres aux essences diverses, le visiteur jouit d’une vue splendide sur le château.

Les jardins du château d’Havré sont uniques dans la région.  Créés en 1998 sous l’instigation du bourgmestre de la Ville de Mons, Maurice Lafosse, ils sont ouverts au public depuis 2002 grâce à la collaboration de l’asbl Les Amis du Château des Ducs d’Havré.

« Roseraie » au départ, le site subit de gros dégâts lors des fortes gelées des hivers 2009 et 2010. Il a ensuite été habilement réaménagé en un jardin composite où se mêlent plantes vivaces et roses.  Ils sont remarquables par leur conception qui associe jardin « moderne » aux lignes droites et jardin « à l’anglaise » au dessin souple.

Des 252 variétés et cultivars d’origine, il en reste près de la moitié qui ont pu être identifiées, localisées et étiquetées. Quant aux plantes vivaces, on peut estimer raisonnablement qu’il en reste environ 360 espèces et variétés. L’ensemble en fait encore une collection botanique très riche en ces domaines et de nouvelles plantations ont déjà eu lieu en 2017.

Depuis 2016, un partenariat entre la Ville de Mons et la Province de Hainaut permet leur utilisation à des fins pédagogiques au profit de l’enseignement provincial de plein exercice et de promotion sociale de la Province de Hainaut.